Nouvelles obligations de transparence salariale, directive européenne.
La France devait transposer la directive européenne 2023/970 sur la transparence des rémunérations avant le 7 juin 2026. L'échéance n'a pas été tenue : le projet de loi n'a été présenté en Conseil des ministres que le 10 septembre 2026, et déposé le même jour à l'Assemblée nationale [1]. Le gouvernement espère un examen au Sénat fin 2026 ou début 2027 [4]. En janvier 2026, une étude indiquait que seulement 6,2 % des entreprises françaises disposaient d'un projet formalisé de mise en conformité, et que 75 % n'avaient pas commencé leur préparation [2].
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Le renversement de la charge de la preuve change tout : en cas de litige, c'est à l'employeur de prouver que l'écart de rémunération est justifié, pas au salarié de prouver la discrimination. Une entreprise qui n'a pas documenté ses critères de classification en amont doit reconstruire cette preuve dans l'urgence, sans le plafond de dommages et intérêts qui existe pour un licenciement.
En janvier 2026, seulement 6,2 % des entreprises avaient un projet formalisé de mise en conformité [2], alors que le travail de classification des emplois demande plusieurs mois.
| Ressource | Organisme | Format | Contenu |
|---|---|---|---|
| Transparence des salaires | Masterclass RH | Parcours e-learning gratuit, sans inscription : 2 leçons, 12 minutes de lecture, 45 questions de quiz, 12 cas pratiques, 28 flashcards | Nouvelles obligations de transparence salariale, directive européenne. Sans prérequis. |
| Egapro | Ministère du Travail | Plateforme officielle en ligne | Calcul et déclaration de l'index de l'égalité professionnelle, consultation des résultats publiés. |
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Les deux. La France dispose depuis 2019 de l'index de l'égalité professionnelle, obligatoire dès 50 salariés. Le projet de loi de transposition prévoit de le remplacer par sept indicateurs de rémunération, et d'ajouter de nouvelles obligations : fourchettes de rémunération communiquées aux candidats, interdiction de demander le salaire passé, droit d'information des salariés sur les rémunérations moyennes de leur catégorie [1]. Tant que la loi n'est pas adoptée, l'index actuel reste applicable.
Le texte français n'étant pas encore définitivement voté, les sanctions précises restent à confirmer, mais les versions successives du projet de loi prévoient déjà un cadre assez clair : des amendes administratives proportionnelles à la masse salariale ou forfaitaires selon la gravité du manquement, et l'exclusion possible des marchés publics pour les entreprises qui répondent à des appels d'offres [3]. Un écart de rémunération supérieur à 5 % non justifié par des critères objectifs devrait déclencher une obligation de correction. Par ailleurs, la directive européenne elle-même interdit tout plafonnement des dommages et intérêts en cas de discrimination salariale reconnue par un juge, contrairement au barème applicable en matière de licenciement.