Cours 6 min de lecture✨ Fiche synthèseCongés

Congé fractionnement

En résumé

Le congé de fractionnement, c'est un peu la cerise sur le gâteau des congés payés. Il permet aux salariés qui fractionnent leur congé principal de bénéficier de jours de repos supplémentaires, sous certaines conditions. Un coup de pouce bienvenu pour mieux équilibrer vie pro et perso.

Points essentiels

1
Fractionner son congé principal : définition

Le congé principal correspond à 4 semaines de congés payés. Le fractionner signifie le prendre en plusieurs fois au lieu d'une seule période continue.

2
Congé de fractionnement : des jours en plus

Si un salarié ne prend pas au moins 24 jours de congés continus durant la période légale, il peut avoir droit à des jours de fractionnement.

3
Le nombre de jours supplémentaires varie

Le nombre de jours de fractionnement dépend du nombre de jours de congés restants : 1 ou 2 jours de congés supplémentaires.

4
Un accord d'entreprise peut changer la donne

Un accord d'entreprise peut prévoir des règles différentes concernant l'attribution des jours de fractionnement.

5
Renoncer aux jours de fractionnement : possible

Un salarié peut renoncer à ses jours de fractionnement, souvent pour avoir plus de flexibilité dans la prise de ses congés.

6
L'accord individuel ou collectif est possible

La renonciation aux jours de fractionnement peut être formalisée par un accord individuel avec le salarié ou par un accord collectif.

Le cours

1Congé de fractionnement : de quoi parle-t-on ?

Le congé de fractionnement est un droit pour les salariés qui ne prennent pas l'intégralité de leur congé principal (4 semaines) en une seule fois. L'idée est de compenser la contrainte que représente le fractionnement du congé principal, en accordant des jours de congés supplémentaires. C'est une disposition qui vise à encourager la prise de congés, tout en tenant compte des impératifs de l'entreprise.

La période de référence pour le calcul du congé principal s'étend généralement du 1er juin de l'année N au 31 mai de l'année N+1. Cependant, certaines conventions collectives ou accords d'entreprise peuvent fixer une période différente, par exemple du 1er mai au 30 avril. Il est donc important de vérifier les règles applicables dans votre entreprise.

Ce qu'il faut retenir, c'est que le congé de fractionnement est un mécanisme qui vise à encourager la prise de congés, tout en offrant une certaine souplesse aux salariés et aux employeurs. Voyons maintenant comment se calculent ces fameux jours de fractionnement.

2Comment calculer les jours de fractionnement ?

Le calcul des jours de fractionnement est assez simple. Si un salarié prend moins de 24 jours de congés continus pendant la période de référence, il peut avoir droit à des jours supplémentaires. Concrètement, si le salarié prend entre 3 et 5 jours de congés en dehors de la période de congé principal, il a droit à 1 jour de congé supplémentaire. S'il prend 6 jours ou plus, il a droit à 2 jours de congés supplémentaires.

Par exemple, un salarié qui pose 3 semaines en août et une semaine en décembre aura droit à deux jours de fractionnement. En revanche, un salarié qui pose 4 semaines en juillet n'aura droit à aucun jour supplémentaire.

À noter que ces règles peuvent être modifiées par un accord d'entreprise ou une convention collective. Certaines entreprises peuvent par exemple prévoir un nombre de jours de fractionnement plus élevé, ou des conditions d'attribution plus souples. C'est ce point qui nous amène au chapitre suivant.

3La renonciation aux jours de fractionnement

Un salarié peut tout à fait renoncer à ses jours de fractionnement. Cette renonciation doit être explicite et peut être formalisée par un accord individuel avec l'employeur. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Le salarié peut préférer avoir plus de flexibilité dans la prise de ses congés, ou il peut simplement ne pas avoir besoin de ces jours supplémentaires.

La renonciation peut également être prévue par un accord collectif. Dans ce cas, tous les salariés de l'entreprise sont concernés, sauf s'ils s'y opposent individuellement. Il est important de noter que la renonciation aux jours de fractionnement ne doit pas être une condition imposée par l'employeur. Le salarié doit être libre de choisir.

Il faut retenir que la renonciation doit être claire et non équivoque. Elle peut être formalisée par un écrit, mais un simple échange de mails peut suffire, à condition qu'il soit clair que le salarié renonce à ses jours de fractionnement en toute connaissance de cause. Voyons maintenant quelques questions fréquentes sur le sujet.

4Ce qu'il faut retenir sur le sujet

Le congé de fractionnement est un dispositif qui vise à encourager la prise de congés, tout en offrant une certaine souplesse aux salariés et aux employeurs. Il est important de bien comprendre les règles applicables dans votre entreprise, et de vérifier si un accord d'entreprise ou une convention collective prévoit des dispositions spécifiques.

Le piège classique sur ce sujet, c'est de penser que le congé de fractionnement est automatique. Il faut bien vérifier que les conditions d'attribution sont remplies, et que le salarié n'a pas renoncé à ses jours de fractionnement. N'hésitez pas à consulter votre service RH en cas de doute.

En résumé, le congé de fractionnement est un droit pour les salariés, mais il est soumis à certaines conditions. Il est important de bien les connaître pour éviter les erreurs et les litiges. C'est un élément important de la gestion des congés payés, et il contribue à la qualité de vie au travail.

Questions fréquentes

Envie de tester vos acquis ?

Trois formats pour ancrer durablement les notions de cette leçon.

Avatar de Camille Roussel
Contenu validé par un expert

Camille Roussel

Experte RH chez Eurecia

Experte en droit du travail et pratiques RH avec plus de 15 ans d'expérience auprès des PME et ETI françaises.

Voir le profil complet