Depuis avril 2024, la loi a évolué : un salarié en arrêt maladie non professionnelle continue d'acquérir des congés payés. Cette nouveauté a un impact direct sur le calcul des droits à congés, et on vous explique comment.
Points essentiels
La loi du 22 avril 2024 change la donne : les arrêts maladie non professionnels sont assimilés à du temps de travail effectif pour le calcul des congés.
Pendant un arrêt maladie non professionnelle, un salarié acquiert 2 jours de congés payés par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence.
Le calcul des congés payés doit prendre en compte à la fois les périodes de travail effectif (2,5 jours par mois) et les périodes d'arrêt maladie (2 jours par mois).
Cette loi du 22 avril 2024, dite DDADUE, représente une avancée significative pour les droits des salariés en matière de congés payés.
Les services RH doivent adapter leurs outils et processus pour intégrer cette nouvelle règle de calcul des congés en cas d'arrêt maladie.
La période de référence pour l'acquisition des congés payés reste inchangée (généralement du 1er juin au 31 mai de l'année suivante).
Le cours
1La fin d'une injustice : les congés s'accumulent
Jusqu'à récemment, un salarié en arrêt maladie non professionnelle ne cumulait pas de congés payés. C'était une source d'incompréhension et d'inégalité. La loi du 22 avril 2024, issue de la transposition d'une directive européenne, vient corriger cette situation. Désormais, ces périodes d'absence sont prises en compte comme du temps de travail effectif pour l'acquisition des congés.
Concrètement, cela signifie que même pendant un arrêt maladie, vos collaborateurs continuent de cumuler des jours de repos. C'est un changement important à intégrer dans la gestion des absences et le calcul des droits à congés.
Cette évolution législative a un impact direct sur la politique RH de l'entreprise. Il est donc essentiel de bien comprendre les nouvelles règles pour les appliquer correctement.
2Comment ça marche : les nouvelles règles
La loi instaure un nouveau mode de calcul. Pour les périodes de travail effectif, le salarié acquiert 2,5 jours de congés par mois, comme auparavant. La nouveauté, c'est que pendant un arrêt maladie non professionnelle, il acquiert 2 jours de congés par mois. Attention, cette acquisition est limitée à 24 jours ouvrables par période de référence.
Il est important de noter que cette règle s'applique uniquement aux arrêts maladie d'origine non professionnelle. Les règles concernant les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle peuvent être différentes.
Le piège à éviter, c'est de ne pas tenir compte de cette nouvelle règle et de continuer à calculer les congés comme avant. Cela pourrait entraîner des erreurs et des litiges avec les salariés.
3Exemple concret : on fait le calcul
Prenons un exemple pour bien comprendre. Un salarié a travaillé 3 mois et a été en arrêt maladie non professionnelle pendant 9 mois, sur une période de référence allant du 1er juin 2024 au 31 mai 2025. Pendant ses 3 mois de travail, il a acquis 2,5 jours de congés par mois, soit 2,5 * 3 = 7,5 jours. Pendant ses 9 mois d'arrêt maladie, il a acquis 2 jours de congés par mois, soit 2 * 9 = 18 jours. Au total, il a donc acquis 7,5 + 18 = 25,5 jours, arrondis à 26 jours.
Avant la réforme, ce même salarié n'aurait acquis que 7,5 jours de congés, arrondis à 8. La différence est donc significative. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est crucial de bien distinguer les périodes de travail effectif et les périodes d'arrêt maladie pour appliquer le bon taux d'acquisition.
Ce calcul peut être automatisé grâce à un logiciel de gestion des absences performant. C'est un investissement qui peut vous faire gagner du temps et éviter les erreurs.
4Ce qu'il faut retenir : les points clés
En résumé, la loi du 22 avril 2024 a profondément modifié les règles d'acquisition des congés payés en cas d'arrêt maladie non professionnelle. Les salariés continuent d'acquérir des congés pendant ces périodes, à raison de 2 jours par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence. Il est essentiel d'adapter vos outils et processus RH pour tenir compte de cette nouvelle règle.
N'oubliez pas de communiquer clairement auprès de vos collaborateurs sur ces changements. Une information transparente et accessible est la clé d'une bonne gestion des ressources humaines.
Enfin, restez attentifs aux évolutions législatives et jurisprudentielles en matière de congés payés. C'est un domaine en constante évolution.
Questions fréquentes
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