La loi du 22 avril 2024 a changé la donne : désormais, un salarié en arrêt maladie non professionnelle acquiert des congés payés. Cette évolution a un impact direct sur le calcul des droits à congés, avec des règles spécifiques à connaître.
Points essentiels
Depuis avril 2024, les arrêts pour maladie non professionnelle ouvrent droit à l'acquisition de congés payés.
Un mois d'arrêt maladie équivaut à deux jours ouvrables de congés payés, contre 2,5 jours pour un mois de travail effectif.
L'acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie est limitée à 24 jours ouvrables par période de référence.
Les périodes de suspension de travail pour cause de maladie non professionnelle sont considérées comme du travail effectif pour les congés.
Cette nouvelle loi améliore les droits aux congés payés des salariés en arrêt maladie non professionnelle.
Ces nouvelles règles sont applicables depuis la loi du 22 avril 2024.
Le cours
1Maladie et congés : la donne change
La loi du 22 avril 2024 a marqué un tournant concernant l'acquisition de congés payés pendant les arrêts maladie. Avant cette date, seuls les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle permettaient de cumuler des jours de congés. Désormais, les périodes d'arrêt pour maladie non professionnelle sont également prises en compte.
Concrètement, cela signifie que les salariés absents pour cause de maladie ou d'accident non liés au travail acquièrent des droits à congés payés pendant leur absence. Cette évolution vise à mieux protéger les droits des salariés et à tenir compte des périodes d'absence pour raison de santé.
À noter que cette nouvelle disposition s'applique à tous les salariés, quel que soit leur type de contrat (CDI, CDD, etc.). C'est un changement important à intégrer dans la gestion des congés au sein de l'entreprise. Voyons maintenant comment se calcule précisément l'acquisition de ces congés.
2Comment calculer les congés acquis ?
Le calcul des congés payés acquis pendant un arrêt maladie non professionnelle diffère légèrement du calcul classique. En effet, un mois d'arrêt maladie donne droit à deux jours ouvrables de congés payés. À titre de comparaison, un mois de travail effectif (ou période assimilée) ouvre droit à 2,5 jours de congés.
Il est important de souligner qu'il existe une limite : un salarié ne peut acquérir plus de 24 jours ouvrables de congés payés par période de référence au titre de ses arrêts maladie non professionnelle. Cette limite permet d'encadrer l'acquisition de congés et d'éviter des situations potentiellement abusives.
Pour bien comprendre, prenons un exemple. Imaginons un salarié qui a travaillé trois mois et a été en arrêt maladie non professionnelle pendant neuf mois, entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025. Il acquerra 7,5 jours de congés pour ses trois mois de travail (3 x 2,5 jours) et 18 jours pour ses neuf mois d'arrêt maladie (9 x 2 jours). Au total, il aura donc acquis 25,5 jours de congés, arrondis à 26 jours. Cette réforme est donc très favorable aux salariés concernés. Mais quelles sont les questions les plus fréquentes sur le sujet ?
3Exemple chiffré : bien comprendre
Reprenons l'exemple précédent pour bien visualiser l'impact de la réforme. Avant la loi du 22 avril 2024, le salarié qui a travaillé 3 mois et a été absent 9 mois pour maladie non professionnelle aurait acquis uniquement 7,5 jours de congés (arrondis à 8). Avec la nouvelle loi, il en acquiert 26. La différence est significative.
Ce qu'il faut retenir, c'est que chaque mois d'arrêt maladie non professionnelle donne droit à deux jours de congés, dans la limite de 24 jours par période de référence. Ce calcul s'ajoute aux congés acquis pendant les périodes de travail effectif.
En pratique, il est essentiel de bien paramétrer votre logiciel de paie pour tenir compte de cette nouvelle règle et éviter les erreurs de calcul. N'hésitez pas à vous faire accompagner par un expert si nécessaire. Mais au fait, comment répondre aux questions fréquentes des salariés ?
4Questions fréquentes : le point de vue RH
Les nouvelles règles concernant l'acquisition de congés payés pendant les arrêts maladie non professionnelle suscitent de nombreuses questions. Les salariés s'interrogent sur leurs droits, sur le calcul des congés, sur l'impact de cette réforme sur leur situation personnelle. Il est donc important d'être en mesure de répondre à leurs interrogations de manière claire et précise.
Le rôle du service RH est essentiel pour informer les salariés, les accompagner dans la compréhension de ces nouvelles règles et veiller à leur application correcte. Une communication transparente et une pédagogie adaptée sont indispensables pour éviter les malentendus et les frustrations.
N'hésitez pas à organiser des sessions d'information, à mettre à disposition des supports pédagogiques (fiches pratiques, FAQ, etc.) et à répondre individuellement aux questions des salariés. Une bonne communication interne est la clé d'une gestion sereine de cette nouvelle disposition légale. Enfin, quelles sont les références légales à connaître ?
Questions fréquentes
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